VOTRE PREMIER PARTENAIRE DANS LE MARCHÉ MAROCAIN et Néerlandais

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La mobilité et la gestion de l’eau

De tout temps, les Néerlandais ont été un peuple de transporteurs. Situés en bordure de la mer du Nord, à l’embouchure du Rhin, de la Meuse et de l’Escaut, les Pays-Bas sont devenus la porte d’accès de l’Europe, un rôle qui s’est encore trouvé renforcé par la suppression des frontières intérieures
Le secteur des transports génère 6,5 % du produit intérieur brut des Pays-Bas et détient une part importante du marché des transports européens. Le port de Rotterdam était le deuxième port maritime du monde en 2004. Environ 30 % du fret maritime en provenance ou à destination des pays de l’Union européenne passe par Rotterdam. Pour pouvoir préserver sa position, le port doit se moderniser constamment. Les bassins traditionnels ont cédé la place à des terminaux pour conteneurs.
Pour permettre l’accès des superpétroliers à fort tirant d’eau, un profond chenal a été creusé dans le Nieuwe Waterweg. La ligne de la Betuwe, une voie ferrée réservée au transport de marchandises, reliera Rotterdam directement à l ’arrière-pays européen. En 2006, les premiers trains emprunteront cette ligne longue de 160 km. Mais Rotterdam n’est pas le seul port de mer du pays : les ports d’Amsterdam, de Velsen-IJmuiden, de Delfzijl, d’Eemshaven, de Vlissingen, de Terneuzen et de Vlaardingen méritent également d’être cités.
Chaque année, des millions de tonnes de marchandises entrent aux Pays-Bas. La plus grande partie de ces marchandises – qui sont acheminées par la mer, par la route et par les voies navigables – ne font que transiter par les Pays-Bas puisqu’elles sont destinées à l’arrière-pays européen, essentiellement à l’ Allemagne. Le transit se fait surtout par bateaux de navigation intérieure et par camions.
Les entreprises néerlandaises de transport, qui comptent parmi les plus grandes d’Europe, assurent quelque 40 % des transports fluviaux et 25 % des transports routiers dans l’Union européenne.
Le trafic aérien
Outre l’aéroport international de Schiphol (Amsterdam), les Pays-Bas comptent encore d’autres aéroports, par exemple ceux de Zestienhoven (près de Rotterdam) et de Beek (près de Maastricht). Le trafic aérien poursuit son essor. L’aéroport de Schiphol revêt une importance capitale sur le plan économique. Son développement et son éventuelle extension restent constamment à l’ordre du jour.
Beaucoup d’intérêts, souvent contradictoires, sont en jeu – les intérêts économiques s’opposant à ceux des riverains et des associations de protection de la nature – et pèsent lourdement sur le développement futur de cet aéroport. Quant aux aéroports régionaux, ils sont appelés à jouer un rôle de plus en plus important dans l’avenir.
Après les attentats du 11 septembre 2001, de nombreuses mesures de sécurité ont été prises ou renforcées, tant sur les aéroports que dans les centres de contrôle et les avions. Là encore, une tâche importante de surveillance et de contrôle est dévolue à l’inspection du ministère des Transports.

Suivre la montée des eaux
L’eau est omniprésente aux Pays-Bas et, depuis des siècles, les Hollandais sont passés maîtres dans l’art de se prémunir contre elle. Les grands travaux du Delta, engagés après la catastrophe de 1953, les digues et les stations de pompage des polders leur valent la réputation de grands bâtisseurs d’ouvrages hydrauliques. Les inondations de 1993 et de 1995 ainsi que les crues plus récentes ont amené les Néerlandais à de nouvelles conceptions : les crues ne sont pas le fruit du hasard, mais la conséquence des changements climatiques en cours.
Il faudra donc compter dorénavant avec l’élévation de la température et l’accroissement des précipitations. Selon les prévisions, le niveau de la mer devrait aussi monter de 85 cm au cours des cent prochaines années. La nouvelle politique développée à la suite des inondations et crues évoquées ci-dessus vise à redonner de l’espace à l’eau, à vivre avec l’eau au lieu de lutter contre elle.
Cela implique la création de réservoirs d’eau pour les périodes de sécheresse, mais aussi, à l’inverse, l’aménagement de zones d’expansion de crue (contrôle des crues). S’adapter au cours naturel des rivières, des fleuves et de la mer, tel est le principe directeur de la nouvelle politique néerlandaise, afin que les Pays-Bas restent un pays sûr où l’on a les pieds au sec.
La nature et l'environnement
L'intérêt des Néerlandais pour la nature et l'environnement s'est développé dès les années soixante-dix du XX e siècle, principalement sous l'impulsion du rapport du Club de Rome, traduit en français sous le titre « Halte à la croissance ? », qui prédit notamment l'épuisement des réserves de combustibles fossiles (pétrole et gaz naturel). L'attitude des Néerlandais à l'égard des sources d'énergie et de l'équilibre entre l'activité humaine et l'environnement a été fortement influencée par ce rapport.
Comparés à d'autres pays européens, la forte démographie, l'industrialisation poussée, l'importance du parc automobile et le caractère intensif de l'agriculture et de l'horticulture exercent une pression considérable sur l'environnement aux Pays-Bas. Cette pression est compensée en grande partie par des mesures techniques, plus strictes en moyenne que dans les autres pays de l'Union.
La politique environnementale des Pays-Bas réduit la pression sur l'air, l'eau et les sols et stabilise l'impact des gaz à effet de serre et les nuisances dues au bruit. La pollution est un problème qui dépasse de plus en plus souvent les frontières nationales : les fleuves européens charrient des substances polluées en provenance d'autres pays, et la pollution de l'air, elle non plus, ne s'arrête pas aux frontières.
Une partie de la pollution a même un impact au niveau mondial (atteinte de la couche d'ozone et effet de serre). C'est pourquoi l'Union européenne intervient de façon croissante dans la lutte contre les problèmes environnementaux à grande échelle.
La politique environnementale internationale
Aux Pays-Bas, le débat sur l'environnement a été marqué, ces trente dernières années, par deux événements majeurs - la conférence des Nations unies sur l'environnement, en 1972, et le rapport de la Commission mondiale pour l'environnement et le développement, en 1987 -dont les effets continuent de se faire sentir.
Depuis les années quatre-vingt, les thèmes de l'assainissement des eaux usées, de l'élimination des déchets, de la dépollution des gaz de fumée, de l'assainissement des sols et de la lutte contre les nuisances sonores sont inscrits à l'agenda du gouvernement. Ceux de l'acidification et du dessèchement s'y ajoutèrent à la fin de la décennie.
Depuis 1995 environ, c'est la réduction des émissions de CO 2, en liaison avec les changements climatiques, qui retient toute l'attention, tandis que la sécurité prend elle aussi une importance croissante, notamment depuis la catastrophe causée par l'explosion d'un entrepôt de feux d'artifice à Enschede.
coopératifs à l'égard de mesures telles que les économies d'énergie. C'est ainsi que les émissions de CO 2 par habitant comptent parmi les plus faibles d'Europe.
L'aspect le plus frappant de cet état d'esprit est l'attitude de la population dans le domaine du tri sélectif des ordures ménagères : chacun dépose consciencieusement verre, vieux journaux, piles, restes de peinture ou déchets putrescibles dans les bacs ou les poubelles spéciales mis à sa disposition. De leur côté, les agriculteurs se montrent aussi plus réceptifs aux problèmes touchant à l'environnement